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Les profs contre le « mur à mur » de Québec

La présidente du STTEEQ, Anne Bernier Photo:

GASPɯ octobre 2019 - Les professeurs se montrent favorables à la maternelle quatre ans mais dénoncent le « mur à mur » imposé par le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge. Le syndicat qui les représente trouve cette situation inquiétante

« On est d’accord avec la maternelle quatre ans sur le fond pour favoriser l’égalité des chances mais le "mur à mur" est inquiétant. Le ministre a comme vision d’imposer la maternelle quatre ans partout à tous les enfants, milieu favorisé, milieu défavorisé. C’est ce qui est inquiétant parce qu’on a des services de garde qui sont là. D’avoir la maternelle quatre ans dans un milieu défavorisé, c’est un plus pour nos enfants », indique la présidente du Syndicat des travailleurs de l’éducation de l’Est-du-Québec, Anne Bernier.

À son avis, les classes de maternelle quatre ans sont moins nécessaires dans les milieux plus favorisés puisque les services sont déjà bien établis.

Québec devrait prendre une autre voie : « solidifions le système déjà en place. Dans les dernières années avec toutes les coupures, les services ont été fragilisés. Ce que le gouvernement devrait faire : oui, rajouter des maternelle quatre ans en milieu défavorisé, mais stabiliser notre système d’éducation, venir stabiliser notre système de garde. Ajouter des places pour les enfants pour les familles. »

Elle ajoute que le « mur à mur » de Québec a amené le gouvernement à imposer des classes plutôt que de s’informer sur la situation réelle vécue sur le terrain.

« On sait qu’il y a une pénurie dans le milieu de l’éducation. Oui, c’est positif les maternelle quatre ans dans les milieux défavorisés. Mais si on vient les intégrer dans toutes les écoles et en rajouter, ce sont des profs que l’on perd dans tous les niveaux. À même notre système d’éducation, on vient fragiliser le réseau », calcule Mme Bernier.

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